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  • Antoine Vagnon

4 actions que les collectivités peuvent mettre en place pour soutenir le commerce de centre ville

Mis à jour : 4 nov 2019


L’offre de service des commerces de proximité est essentielle car elle optimise l’expérience du client avant, pendant et après être entré dans une boutique. Comme nous l’avons vu dans le dernier article, la majeure partie de la population (à l’exception des séniors) recherche la praticité avant tout. Afin de faciliter le développement de solutions servicielles, les villes jouent désormais un rôle très important. C’est pourquoi nous souhaitons aborder la question dans cet article avec 4 propositions.


Réaliser des diagnostics pour qualifier la clientèle réelle ou potentielle puis déployer de nouveaux outils


La connaissance des clients est une absolue nécessité pour créer des offres de services pertinentes. Cela se traduit par une évaluation du profil des consommateurs, de la zone de chalandise, des raisons de leur venue ou non en centre ville et ce qui pourrait les faire revenir. En sachant par exemple si le service de click&collect est essentiel pour la population, il est plus simple d’orienter les choix de services à développer. La réalisation de véritables études marketing est donc essentielle. Cependant, les commerçants qui sont les premiers concernés n’ont pas toujours le temps, les connaissances ou les financements nécessaires. La collectivité doit donc prendre en main cette question en trouvant des financements et en accompagnant les démarches.

Une fois les diagnostics établis la collectivité doit poursuivre son action en choisissant et en mettant en place avec les commerçants des projets opérationnels (ex : le e-commerce, la logistique et même la communication digitale…).


Mettre à disposition des locaux


La disponibilité du foncier est souvent difficile et pourtant elle est essentielle si l’on veut développer une offre pertinente pour les clients. En effet, que ce soit pour des solutions logistiques ou bien une nouvelle offre commerciale, une ressource foncière est nécessaire. Par exemple, si un(e) entrepreneur(e) souhaite valider une nouvelle idée en limitant les risques de l’échec, il doit la tester temporairement. Cela nécessite évidemment aux collectivités de comprendre et accepter les notions d’essai-erreur et d’expérimentation que nous reverrons dans un autre article. Prenons deux exemples :

Les boutiques éphémères qui sont de plus en plus courantes sur les territoires, accueillent une activité sur un temps court puis cèdent la place à une autre.

Un service de click&collect en centre ville, souvent issue d’une réflexion collective, doit aussi être testé et potentiellement déployé sur un espace commun.

Pour y arriver, le plus pertinent est donc que la collectivité mette à disposition des ressources ou loue un local qu’elle a déjà en sa possession ou bien qu’elle fasse valoir un droit de préemption.

Ex : Dropbird permet de commander et d’être livré en 3h (http://www.dropbird.fr/)



Aménager des espaces attractifs et intelligents dans les artères commerçantes


Au-delà de ce qui peut se faire au sein des commerces, l’environnement du quartier joue un rôle non négligeable. Il facilite notamment l’accès à l’information et aux espaces du territoire, à l’image de ce qui peut être développé dans les “Smart-City” ou “villes intelligentes”. La CNIL définit cette notion de la façon suivante : “Un nouveau concept de développement urbain. Il s’agit d’améliorer la qualité de vie des citadins en rendant la ville plus adaptative et efficace, à l’aide de nouvelles technologies qui s’appuient sur un écosystème d’objets et de services.”

De manière à créer une offre servicielle pertinente pour les commerces de proximité du centre ville, la collectivité doit jouer un rôle dans :

- L’amélioration de la mobilité à travers des solutions multimodales permettant de venir facilement en centre ville, quel que soit le mode de transport. S’il est difficile de circuler et de stationner, il sera par conséquent difficile de venir et de consommer.

Exemple : Parking Map propose de cartographier les places de stationnement disponibles. (https://www.parkingmap.fr/)



- Les e-services apportent également de vraies solutions d’accès à une information claire en temps réel (ex : emplacement d’un lieu ou d’un produit, commande et achat en ligne...). Parallèlement, ils permettent de proposer des services plus efficaces pour un meilleur confort de l’usager (ex : nettoyage de l’espace public, rénovation de la voirie et de l’éclairage).

Exemple : NeoCity (https://neocity.fr/) permet aux citoyens de déclarer un problème sur la voirie mais aussi d'être tenu informé des actualités, de l'agenda local, et des services au public pour les administrés.


Les réseaux et notamment l’accès internet dans l’espace public va devenir la norme pour chacun. La ville doit donc proposer cette offre qui facilite l’utilisation des e-services.

Les infrastructures publiques, que ce soit le mobilier urbain ou la domotique apportent également de véritables avantages pour les usagers du territoire.

Au delà des solutions, les outils de la “smart city” permettent d’être mieux à l’écoute des citoyens pour comprendre leurs habitudes ou leurs attentes au quotidien. Les retours d’expériences montrent que la population se mobilise peu de manière proactive dans les débats ou les enquêtes. La plupart des gens manque de disponibilité et d’envie, c’est pourquoi la nouvelle technologie et la mise en oeuvre d’une véritable démarche servicielle doivent permettre de mieux intégrer le point de vue des consommateurs.


Réaliser des animations avec les commerçants


Pour que toutes les solutions fonctionnent et perdurent, il est cependant essentiel que les commerces de proximité soient nombreux à s’impliquer dans les projets communs.

Plus le déploiement d’offres servicielles aura d’impact, plus forte sera la notoriété des commerces. Les élus ont donc un rôle important à jouer dans la mobilisation des commerçants, à la fois dans la validation des diagnostics consommateurs, mais aussi dans la mise en oeuvre des solutions les plus pertinentes.

Car l’ensemble de la démarche doit être approprié et non imposé aux commerçants, comme c'est fréquemment le cas pour les "marketplace". L’animation ne se limite évidemment pas à de l’information mais bien de la co-construction à travers des échanges réguliers pour la co-réalisation, mais aussi avec de la formation, puis un renfort à l'action marketing, et une aide récurrente pour la communication digitale. Si l’on parle par exemple de la e-visibilité et de l’enjeu aujourd’hui d’utiliser ce type d’outils, beaucoup ne réalisent pas à quel point c’est essentiel pour se faire connaître, de gérer sa notoriété, sa e-réputation, ou encore mettre en place de nouveaux services adaptés à une clientèle complémentaire.


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